Les caves des immeubles de Georges-Bizet regorgeaient d'un véritable bric-à-brac d'origine douteuse. La descente des policiers a été fructueuse.
OPERATION coup de poing hier matin à Georges-Bizet, à l'entrée du quartier sensible des Musiciens aux Mureaux. Une quarantaine de policiers ont investi le quartier vers 9 heures pour procéder à une fouille méticuleuse des caves communes. Armés de pied-de-biche, ils ont méthodiquement ouvert les sous-sols et découvert « une véritable caverne d'Ali Baba ».
Ils ont mis la main sur des karts, des vélos, des moteurs de voitures, des engins de chantier, un photocopieur, une massue, une barre à mine, des chéquiers, des cartes bancaires et plus de 2 kg de cannabis avec tout le matériel nécessaire pour la revente.
« On sent un ras-le-bol des habitants et un désarroi du bailleur »
« Toute une série de locaux communs étaient devenus la propriété des délinquants du secteur. Plus personne n'y avait accès. Pas même le bailleur », ce que l'Opievoy refusait de commenter hier. « A certains endroits, les portes, les clés avaient été changées. Nous voulions voir ce qui s'y passait, explique-t-on au commissariat des Mureaux. On sent un ras-le-bol des habitants et un désarroi du bailleur face à une montée en puissance des délinquants. »
Alors que les forces de l'ordre pénètrent dans l'une des caves, la tension devient palpable. Un jeune, capuche sur la tête, s'approche pour observer la scène. Puis plus d'une vingtaine. Pendant de longues minutes, les forces de l'ordre et les jeunes s'observent de très près.
Ces derniers n'hésitent pas à s'en prendre verbalement aux policiers. « On fait ce qu'on veut. On est chez nous ici. Nous avons le droit de rester ici si nous le voulons », lance un habitant, âgé d'une vingtaine d'années. Un autre ajoute : « Cela m'agace de voir des policiers ici. Cela donne une mauvaise image de notre quartier. » Les policiers récupèrent tout le matériel et passent à un autre sous-sol. La tension baisse d'un cran.
A présent, les forces de l'ordre doivent faire un inventaire des marchandises volées. Les habitants dont un bien aurait été embarqué par mégarde sont invités à se présenter au commissariat avec un titre de propriété pour le récupérer.
Les enquêteurs vont également procéder à des relevés d'empreintes et d'ADN sur les sachets de stupéfiants retrouvés afin de tenter d'identifier les auteurs de tels trafics.
MON COMMENTAIRES SUR CET ARTICLE PARU LE 30/01/2008 DANS LE PARISIENS : HEUREUSEMENT , QU'IL N'Y A PLUS DE TRAFIQUE ET MOINS DE DELINQUANCES COMME MR LE MAIRE NOUS L'AFFIRME DANS CES TRACTS