Le nouveau gouvernement Fillon au grand complet

Le nouveau gouvernement Fillon au grand complet
Annoncé mardi soir par le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, le remaniement voit l'arrivée de huit ministres. Voici la liste du nouveau gouvernement.

- Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat

- Michèle Alliot-Marie, ministre d'Etat garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés

- Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales

- Xavier Darcos, ministre du Travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat

- Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, porte-parole du Gouvernement

- Bruno Le Maire ministre de l'Alimentation, de l'agriculture et de la pêche

- Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication ;

- Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'aménagement du territoire

- Henri de Raincourt, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement

- Christian Estrosi, ministre auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, chargé de l'industrie

- Valérie Letard, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable

- Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Justice et des libertés

- Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du Commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation, auprès de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi

- Rama Yade, secrétaire d'Etat chargée des sports, auprès de la ministre de la santé et des sports

- Hubert Falco, secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, auprès du ministre de la défense

- Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la famille et de la solidarité, auprès du ministre du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes

- Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée des aînés, auprès du ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

- Benoist Apparu, secrétaire d'Etat, chargé du logement et de l'urbanisme, auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie et du développement durable

- Marie-Luce Penchard, secrétaire d'Etat chargée de l'outre-mer, auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales

- Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale auprès du Premier ministre

Par ailleurs, sont confirmés dans leurs fonctions:

- Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes

- Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi

- Patrick Devedjian, ministre auprès du Premier ministre, chargé de la mise en oeuvre du plan de relance

- Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

- Hervé Morin, ministre de la Défense

- Roselyne Bachelot, ministre de la santé et des sports

- Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du développement solidaire

- Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industerie et de l'emploi, chargé de l'emploi

- Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique

- Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, chargé des Transports

- Fadela Amara, secrétaire d'Etat auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, chargée de la Politique de la Ville

- Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, chargé de l'Intérieur et des Collectivités territoriales

- Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargée du Commerce extérieur

- Alain Joyandet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie

- Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie auprès du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer

- Martin Hirsch, Haut-Commissaire auprès du Premier ministre aux Solidarités actives contre la pauvreté, à la Jeunesse et à la Vie associative
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# Posté le mardi 23 juin 2009 16:24

F. Mitterrand ministre de Fillon, la gauche secouée

F. Mitterrand ministre de Fillon, la gauche secouée
C'est probablement le plus gros coup de Sarkozy face à la gauche. En appelant Frédéric Mitterrand, neveu de l'ancien président, à la Culture, Sarkozy a secoué à nouveau les socialistes, comme il l'avait fait pour le premier gouvernement Fillon en nommant Kouchner aux Affaires étrangères.

Totalement surpris, les responsables politiques de gauche, notamment socialistes, minimisent mardi cette arrivée comme un «coup» de Nicolas Sarkozy, assurant que le neveu ne pouvait être assimilé à son illustre oncle, seul président socialiste de la Ve République.

Alors que Nicolas Sarkozy a perturbé le PS depuis son arrivée à l'Elysée avec sa politique d'ouverture, Martine Aubry a fait valoir mardi devant des journalistes que le neveu de François Mitterrand «n'a jamais été socialiste». «Son entrée dans le gouvernement n'entraîne pas pour moi plus de réactions que d'autres personnalités qui rentreraient. Il est libre de ses choix», observe la première secrétaire du PS. Elle note, au passage, que le nouveau ministre de la Culture avait appelé à voter pour Jacques Chirac à la présidentielle de 1995.

Dominique Bertinotti, mandataire des écrits élyséens de François Mitterrand, observe elle aussi que, «dans la famille Mitterrand, il y a eu une grande diversité politique». Pour Benoït Hamon, porte-parole du PS, «d'abord, c'est pas un mec de gauche. Et n'en déplaise à Frédéric Mitterrand, son patronyme a beaucoup joué dans sa nomination».

Ironique, le député PS Arnaud Montebourg lance: «C'est un présentateur de télévision qui va être ministre de la culture !» Elisabeth Guigou, ancienne ministre de François Mitterrand, a, quant à elle, une lecture plus politique: «Sarkozy fait des coups pour créer la confusion. Il ne faut pas se laisser prendre à ce jeu et traiter cela comme cela mérite, comme une manoeuvre».

Pierre Moscovici évoque une «captation sémantique», mais «un Mitterrand n'en vaut pas un autre». Et d'ajouter : «Tout Mitterrand n'est pas synonyme de socialisme et je n'ai pas remarqué que Frédéric Mitterrand se soit illustré par des états de services à gauche. C'est l'appropriation d'un nom pris dans un dico, ce n'est pas de l'ouverture à gauche».

«Sarkozy est toujours aussi malin», observe Maxime Gremetz, apparenté PCF. «Je suis un peu étonné que Frédéric Mitterrand marche dans la combine. C'est vrai que ça a de l'allure Sarkozy-Mitterrand, c'est pas mal, quoi ! Plus on fait une mauvaise politique, plus on ouvre à gauche !»

Dominique Wolton, directeur de recherche au CNRS, relève une opération «exemple du télescopage politique-société civile» et y voit presque un retour aux pratiques de la quatrième République qui n'a fait que «prendre des hommes politiques au centre-droit et au centre-gauche». «Ce n'est pas parce qu'il s'appelle Mitterrand que c'est un coup extraordinaire. On est au niveau des petits coups du cercle politique», juge cet analyste des médias et de la communication politique.

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# Posté le mardi 23 juin 2009 15:17

extrait du congrés de Versailles

extrait du congrés de Versailles
Ayons le courage de changer la France
Dans un discours emprunt de solennité et d'un élan modernisateur, le Président de la République a fixé devant les Parlementaires réunis en Congrés, les grandes orientations du Gouvernement remanié.

Dans un discours emprunt de solennité et d'un élan modernisateur, le Président de la République a fixé devant les Parlementaires réunis en Congrés, les grandes orientations du Gouvernement remanié.


La réforme des institutions voulue et menée par le Président de la République depuis son élection, et entrée en vigueur le 21 juillet 2008, a permis à Nicolas Sarkozy, le 22 juin de s'adresser aux Parlementaires réunis en Congrès à Versailles.

« En m'adressant à vous aujourd'hui, j'ai conscience d'inaugurer un changement profond dans notre tradition républicaine, le moment est venu que s'établissent entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif des rapports plus conformes à l'esprit d'une démocratie apaisée », a déclaré le Président de la République devant le Congrès.

Après avoir passé en revue les plus importantes des différentes réformes menées par le Gouvernement depuis 2 ans, le Président de la République s'est montré ferme sur la conduite à tenir pour lutter contre la crise, qui, il l'a rappelé, « n'est pas finie », tout en réaffirmant avec force que les impôts n'augmenteraient pas. « Je ne ferai pas de politique de rigueur qui ne ferait que retarder la sortie de crise », a-t-il insisté.

En revanche, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'après avoir remanié son Gouvernement mercredi et défini les priorités pour les mois à venir, l'Etat lancerait un emprunt national pour les financer. Le Chef de l'Etat s'est montré déterminé à ce que cet emprunt soit « exclusivement affecté aux priorités stratégiques pour l'avenir ».

Mettre la France en avant

Au chapitre économique et social, plusieurs grandes idées ont été avancées par le Président de la République :

- il souhaite faire de 2010 un rendez-vous capital sur les retraites avec les partenaires sociaux et le Gouvernement. Age de la retraite, durée de cotisation, pénibilité du travail seront quelques-uns des points en discussion.

- En cette période de crise, Nicolas Sarkozy a affirmé son soutien aux plus durement touchés par les effets économiques de la crise et a annoncé que « toute personne licenciée économiquement devra pouvoir bénéficier de son salaire et recevoir une formation pendant un an ». Il a également annoncé une concertation avec les partenaires sociaux pour le développement de l'activité partielle et du contrat de transition professionnelle.

- Dans le même esprit, le Président de la République a souhaité qu'une solution soit proposée à tous les adolescents qui sortent du système scolaire à 16 ans « sans rien », en rappelant qu'une Nation ne pouvait pas survivre si sa jeunesse était vouée à l'échec.

- Nicolas Sarkozy a confirmé sa détermination à aller plus loin dans la taxe carbone, rappelant que « plus nous taxerons la pollution, plus nous allégerons les charges pensant sur le travail ».

- La situation des prisons françaises et leur dégradation est une priorité du président de la République qui estime que l'emprisonnement ne doit pas être dégradant pour le détenu. Des prisons seront construites et des places en hôpital pour les détenus souffrant de troubles psychiatriques seront dégagées. « C'est une nécessité morale, ce sera un impératif du prochain gouvernement. », a-t-il déclaré.

Parce qu'il est un sujet d'actualité important, le Président de la République, a rappelé que « la burqa n'est pas la bienvenue sur le territoire républicain ». Il a tenu à préciser qu'il ne s'agissait pas là d'un problème de laïcité mais de liberté et de dignité de la femme. « C'est un signe d'asservissement, d'abaissement », a-t-il insisté, tout en rappelant son attachement au principe de laïcité et au respect de toutes les religions.

Le Président de la République a rappelé également devant l'ensemble des Parlementaires qu'il « irait jusqu'au bout de la loi sur le téléchargement illégal ».

Enfin, et parce qu'il s'agit d'une des plus importantes que le Chef de l'Etat aura à mener dans les prochains mois, Nicolas Sarkozy a redit qu'il « ne se déroberait pas » s'agissant de la réforme des collectivités locales, qu'il mènera tant au niveau des élus que des compétences.


Pour conclure, le Président de la République a appelé les Parlementaires à croire au changement, à l'organiser, à le mener, à l'accomplir pour rendre la France plus forte, plus moderne et résolument grandie.

***


Les réactions

« C'est un discours particulièrement fort. Ce n'est pas un discours comme les autres. Il prend toute la mesure de la crise et il indique aujourd'hui ce qui est maintenant interdit. Il a indiqué que le modèle français a de l'avenir. Il faut le réformer pour qu'il soit toujours d'actualité. C'est un vrai message de volontarisme politique et le volontarisme politique est plus que jamais d'actualité », a déclaré Xavier Bertrand.

Frédéric Lefebvre a qualifié ce moment « d'historique » pour une « UMP rassemblée » tout en déplorant l'image que donne l'opposition « qui n'est pas au rendez-vous de l'enjeu ».
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# Posté le lundi 22 juin 2009 16:02

PORT DE LA BURQA EN FRANCE : Nicolas Sarkozy prendra position lundi

PORT DE LA BURQA EN FRANCE : Nicolas Sarkozy prendra position lundi
La proposition d'une soixantaine de députés de toutes tendances, emmenés par le député PCF de Vénissieux (Rhône) André Gerin, de créer une commission d'enquête parlementaire sur le port en France de la burqa ou du niqab par certaines femmes musulmanes agite la classe politique. Le président français Nicolas Sarkozy devrait arbitrer entre les différentes positions lundi devant le Congrès de Versailles. D'ores et déjà, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel n'a pas exclu vendredi sur France 2 une loi sur le port du voile intégral par certaines femmes musulmanes en France, en fonction de "l'ampleur du phénomène". "S'il s'avérait (...) que le port de la burqa était subi, c'est-à-dire que c'était contraire aux principes républicains, eh bien, naturellement, le Parlement en tirerait toutes les conséquences", a affirmé Luc Chatel.

Interrogé plus précisément sur l'éventualité d'une loi, il a répondu : "Pourquoi pas." La secrétaire d'État à la ville, Fadela Amara, abonde également dans ce sens. L'ancienne présidente de Ni Putes Ni Soumises s'est dite favorable à "l'interdiction totale de la burqa dans notre pays" et a demandé que le débat actuel "débouche sur une loi", vendredi, dans Le Parisien.

Aubry contre une "réponse simpliste"

Le ministre de l'Immigration Éric Besson n'est pas de cet avis. Pour le secrétaire général adjoint de l'UMP, une loi sur le port du voile intégral serait "inefficace" et créerait des "tensions qui n'ont pas lieu d'être en ce moment". "Il faut lutter contre le développement de la burqa, mais par l'éducation, la pédagogie, le dialogue. (...) En France, nous sommes déjà allés très loin. Vous ne pouvez pas, quand vous êtes fonctionnaire, vous voiler la tête dans les services publics ni vous présenter avec un voile à l'école", a-t-il expliqué sur Europe 1.

De son côté, Martine Aubry prévient qu'une éventuelle loi n'empêchera pas les femmes de continuer à porter le voile intégral, mais que, du coup, "elles resteront chez elles, on ne les verra plus". "Bien sûr qu'on est opposés à la burqa, au voile intégral, mais ce que je souhaite d'abord, c'est qu'on s'occupe de l'insertion de ces populations", explique la maire de Lille. Selon elle, en lançant ce sujet, le gouvernement essaie toutefois de "changer de terrain", comme il l'a fait pendant la campagne européenne "en parlant de l'immigration et de la Turquie comme si c'étaient les sujets essentiels aujourd'hui", a-t-elle accusé. "S'il y a une commission, très bien", mais il ne faut pas une "réponse simpliste pour se faire plaisir, pour faire peur", a-t-elle insisté.
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# Posté le samedi 20 juin 2009 00:34

Congrès de Versailles : avec le PS, sans le PCF ni les Verts

Congrès de Versailles : avec le PS, sans le PCF ni les Verts
Faut-il ou non boycotter le Congrès de Versailles ? Les différents partis de la gauche parlementaire ont tranché ce mardi sans parvenir à adopter une position commune. Le 22 juin, Nicolas Sarkozy s'exprimera devant le Congrès (la réunion solennelle des deux assemblées parlementaires, Sénat et Assemblée Nationale) à Versailles.
Les députés PS ont finalement décidé d'être présents ainsi que le PRG, mais pas les députés PCF ni les Verts. Cette intervention du chef de l'Etat - qu'autorise désormais la Constitution - est une première. Nicolas Sarkozy doit détailler devant les parlementaires ses propositions en matière de politique européenne ainsi que son projet économique et social. Son intervention sera suivi d'un débat. Mais sans lui...

Députés et sénateurs PS pas d'accord

Finalement les députés PS ont fait leur choix «à l'unanimité moins deux voix contre et deux abstentions». Les débats se sont déroulés dans un «climat serein» en présence de la première secrétaire Martine Aubry, qui a elle aussi défendu la position d'une présence à Versailles. Ils ne prendront pas part en revanche au débat parlementaire pour protester contre le fait que M. Sarkozy n'assistera pas aux interventions des neuf groupes parlementaires. Mais sur ce dernier point, députés et sénateurs PS ne sont pas d'accord. Ainsi les sénateurs ont indiqué en début d'après-midi mardi qu'ils souhaitaient participer au débat, contrairement aux députés PS.


«Ce sera au bureau national du PS ce soir de trancher», explique ainsi Jean-Pierre Bel, président du groupe PS au Sénat. «Nous voulons une position qui soit comprise par les Français et la politique de la chaise vide serait très mal comprise.»

Le PCF et les Verts boycottent

Les parlementaires PCF eux, ont décidé, également ce mardi lors d'une réunion à l'Assemblée nationale de boycotter le Congrès. C'est leur porte-parole Roland Muzeau qui a annoncé ce choix. «C'est un simulacre de démocratie, car il n'y aura ni vote, ni débat», a dénoncé M. Muzeau.

«Cette décision ne vaut que pour ce Congrès», a-t-il précisé alors que c'est la première fois que le président de la République s'exprime devant les députés et sénateurs réunis à Versailles, conformément à la révision constitutionnelle de juillet 2008.

Samedi déjà, les Verts avaient voté à une large majorité lors de leur conseil national interrégional (CNIR), en faveur d'un boycott de cette réunion du Parlement au grand complet mais cette décision ne faisait pas l'unanimité parmi les neuf parlementaires (quatre députés, cinq sénateurs). Ce mardi, finalement, ils ont décidé de ne pas être présents au Congrés.

Les députés François de Rugy et Yves Cochet tout comme la sénatrice Dominique Voynet avaient jugé «puéril» un boycott, qui relève de «l'antisarkozysme pavlovien».En revanche, le député Noël Mamère avait appelé «toute la gauche» à ne pas participer à cette «mascarade», véritable «escamotage du Parlement».
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# Posté le mercredi 17 juin 2009 03:16

Les femmes en burqa inquiètent les parlementaires

Les femmes en burqa inquiètent les parlementaires
Les enfants les appellent les Ninjas. Les adultes parlent de Belphégor. Il y a dix ans, tout le monde sursautait en les apercevant. Aujourd'hui, l'heure est plutôt au malaise, tant il n'est plus rare de croiser dans la rue des femmes voilées de la tête aux pieds. A Vénissieux, la troisième plus grande ville du Rhône, les niqabs, ces longs voiles noirs qui ne laissent apparaître que les yeux (comme des burqas afghanes, mais sans grillage) sont très en vogue.

Doit-on s'en inquiéter, au pays des droits de l'homme et de la loi sur la laïcité ? Le député (PCF) de cette circonscription, André Gerin, réclame un débat national. Et pas seulement parce qu'il s'est retrouvé incapable de marier une femme dont le futur époux refusait qu'elle dévoile son visage. Cinquante-sept autres députés (2 PCF, 7 PS, 43 UMP, 2 Nouveau Centre et 3 non-inscrits) ont signé la proposition de résolution qu'il vient de déposer à l'Assemblée nationale, et qui sera rendue publique demain.

Une commission demandée

L'objectif ? Faire voter la création d'une commission d'enquête parlementaire pour « dresser un état des lieux, mieux comprendre le phénomène et définir des propositions ». 10 % de l'hémicycle réclame donc une commission comme celle que Bernard Stasi a menée sur la laïcité en 2003. Et qui a débouché sur l'interdiction des signes religieux ostentatoires à l'école. Se dirige-t-on vers une interdiction du port de la burqa dans les établissements publics, comme en Belgique ? Il y a un an, le Conseil d'Etat a refusé la nationalité française à une Marocaine voilée de pied en cap. Et la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) a confirmé en septembre l'avis d'exclusion d'un cours de français d'une femme qui s'y présentait en burqa, dans le cadre de son contrat d'intégration.
« L'idée n'est pas de décider a priori ce qu'il faut faire, mais d'étudier la question et de dialoguer », précise André Gerin. La communauté musulmane n'est pas contre un débat. « Le port de la burqa n'est pas une prescription coranique », rappelle Dalil Boubakeur, le recteur de la Mosquée de Paris. D'après l'islam, la femme doit se couvrir les cheveux et se vêtir décemment. » Pour lui, la multiplication de ces tenues est le signe « du progrès de certaines tendances fondamentalistes ». Il soutient la démarche des députés « à condition qu'ils écoutent ce qu'ont à dire les spécialistes de l'islam ».
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# Posté le mercredi 17 juin 2009 03:13

Les anti-F1 manifestent aux Mureaux

Les anti-F1 manifestent aux Mureaux
Nouvelle mobilisation des opposants à la création d'un circuit de Formule 1 aux Mureaux. Hier, près de 300 personnes ont manifesté contre la réalisation de cet équipement à proximité de l'usine Renault de Flins et en bordure de l'A 13. Les contestataires, plus que jamais déterminés après les bons résultats obtenus par les écologistes aux élections européennes, veulent obtenir l'abandon du projet.
Selon eux, le circuit risque de provoquer de nombreuses nuisances, du bruit, mais aussi de la pollution liée à l'écoulement des hydrocarbures et aux gaz d'échappement.

Etes-vous pour ou contre le circuit de F1 ?
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# Posté le mercredi 17 juin 2009 03:07

Sarko vainqueur par KO

Sarko vainqueur par KO
Plus 9 dans le baromètre TNS Sofres Logica de juin ! Après la raclée électorale infligée à ses adversaires, Nicolas Sarkozy engrange les bénéfices. Récit de ce qu'il prépare.

Si quelqu'un t'avait dit il y a un mois que les étudiants passeraient tranquillement leurs examens, que les manifestations seraient clairsemées dans les rues, que tu emporterais largement les élections européennes, et que l'opposition serait en miettes, tu ne l'aurais pas cru!» Cet ami du Président n'est pas loin de la vérité. Il n'y a pas si longtemps, un grand nombre d'universités étaient bloquées par des grévistes qui n'hésitaient pas à séquestrer leur président. La multiplication des plans sociaux poussait les organisations syndicales à promettre de fortes mobilisations des salariés. Les médias n'avaient d'yeux que pour François Bayrou, héraut de l'anti-sarkozysme .

Dimanche soir, malgré une forte abstention, le scrutin des européennes a validé la stratégie du Président. Le baromètre TNS Sofres-Logica confirme ce succès : les cotes de confiance de l'exécutif reprennent des couleurs : + 9 pour le Président et + 8 pour le Premier ministre. Quand celles des opposants dégringolent : - 11 pour Bayrou et - 7 pour Aubry ! Comme Nicolas Sarkozy l'a fait remarquer, sous forme de boutade, lundi soir aux membres de la direction de l'UMP, réunis à l'Elysée : «Vous vous rendez compte. Qu'est-ce que ce scrutin aurait donné si on avait eu des ministres usés, un Premier ministre malheureux et un Président impopulaire?» Les sportifs le savent bien : « Il n'y a pas de petite victoire, il n'y a que des gens pour les minimiser », a l'habitude de dire Fabien Pelous, capitaine du XV de France de rugby. Pour la première fois depuis 1994, le parti majoritaire arrive en tête de cette élection si difficile pour les gouvernants. Le pari n'était pas gagné d'avance. C'est la raison pour laquelle Xavier Bertrand s'est permis de rappeler mardi devant les députés UMP qu'«il faut savoir lui faire confiance. Nicolas Sarkozy sait nous faire gagner des élections».

Le secrétaire général de l'UMP n'a pas oublié les difficultés que le chef de l'Etat a dû surmonter pour faire admettre sa stratégie à des troupes réticentes : dévoiler les noms des chefs de file le plus tard possible, laisser des places gagnables aux alliés du Nouveau Centre. «Ça a fait grincer des dents, a reconnu Nicolas Sarkozy lundi soir. Mais la stratégie que j'ai proposée et que j'ai eu du mal à faire accepter était la bonne.» La dynamique n'a-t-elle pas permis de gagner plus de sièges européens que prévus ?

En tenant bon sur des engagements aussi emblématiques que le bouclier fiscal, le chef de l'Etat a conservé intact ses réservoirs de voix. Il a suffi de reprendre quelques thématiques - la sécurité, l'entrée de la Turquie en Europe - qui lui ont permis de séduire une partie de l'électorat du Front national en 2007, pour éviter une trop grande déperdition en 2009. Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Marie Le Pen ont été privés d'oxygène. Le Vendéen du MPF l'a reconnu dimanche soir en déplorant que l'UMP ait largement piétiné ses plates-bandes en reprenant ses thèmes de campagne sur le protectionnisme européen.

«Il faut dépasser les petits calculs UMPistes»

Autre victime de la campagne : François Bayrou. «Ce sera plus difficile pour lui de franchir les portes du palais de l'Elysée que pour moi de les lui ouvrir», s'est amusé Nicolas Sarkozy mardi matin au petit déjeuner de la majorité. Celui que ses adversaires soupçonnent d'être le grand manipulateur des médias s'est félicité de la diffusion du film de Yann Arthus-Bertrand, Home, sur France 2 à l'avant-veille du scrutin. Alors qu'il n'est évidemment pour rien dans cette diffusion, Nicolas Sarkozy n'a pu que constater l'effet dévastateur du film sur l'électorat potentiel du MoDem.

Pour autant, Nicolas Sarkozy se garde de tout triomphalisme. «On n'a pas plus de biceps aujourd'hui que jeudi dernier», a-t-il lancé à ses troupes, conscient que si l'UMP a distancé ses oppositions, dans un scrutin à deux tours il lui manque un réservoir de voix pour l'emporter. Or les prochaines échéances, régionales, présidentielle et législatives, seront à deux tours. C'est la raison pour laquelle le chef de l'Etat veut relancer le comité de liaison de la majorité présidentielle confié à Jean-Claude Gaudin. Pour faire vivre cette entité, le sénateur-maire de Marseille a été chargé de trouver des locaux distincts de ceux de l'UMP. «Il faut dépasser les petits calculs UMPistes», insiste Nicolas Sarkozy. En parallèle, Xavier Bertrand a lancé dès lundi une campagne de renouvellement des adhésions. En deux heures, 200 nouvelles cartes étaient à jour. «J'ai la conviction qu'on peut faire mieux que 500000 adhérents en 2012», assure le patron de l'UMP. Pour y arriver, Nicolas Sarkozy a demandé au secrétaire national aux fédérations d'accentuer le renouvellement des cadres. «Ceux qui ne font rien, dehors!» «Ça tombe bien, a répondu Edouard Courtial. Grâce aux tableaux d'évaluation mis en place depuis six mois, on a pointé ceux qui étaient absents de la campagne, ne participaient pas aux conférences téléphoniques ni aux réunions publiques.»

A la redynamisation des partis politiques, s'ajoutera la poursuite de l'ouverture. Tant que le PS sera incapable de faire la synthèse entre la première et la deuxième gauche, qui a permis à François Mitterrand de conquérir le pouvoir en 1981, Nicolas Sarkozy sait que les socialistes ne redeviendront pas majoritaires. Ce n'est pas une raison pour arrêter l'ouverture, indispensable pour maintenir la confusion dans le camp d'en face. Surtout quand nombre d'élus de gauche font connaître leur disponibilité. Plutôt vers 2012. «Le plus dur sera d'en refuser en2012», s'amuse un ministre qui reçoit régulièrement des propositions.

Depuis la fin de la séquence de la visite de Barack Obama, Nicolas Sarkozy s'est plongé dans celle du remaniement. Du coup, les ministres sont tétanisés. Pas question de faire une fausse note qui viendrait tout gâcher. Chacun est à l'affût du moindre signe positif de l'Elysée, du geste amical du chef de l'Etat, des félicitations lancées en Conseil des ministres. Au final, il devrait y avoir beaucoup de déçus dans la mesure où ne sont évoqués que des «ajustements». Le Président a surtout l'intention de surfer sur la vague verte : débaucher un écologiste, appliquer la taxe carbone controversée, toutes les mesures sont étudiées pour repeindre en vert l'action gouvernementale. Le chef de l'Etat veut poursuivre sa politique d'équilibre entre les réformes. La réforme territoriale comme l'accent mis sur la ruralité équilibreront les initiatives sur le Grand Paris, pour atténuer les reproches de la province sur les investissements trop centrés sur la capitale. Sur la réforme de la justice, la suppression du juge d'instruction sera compensée par un renforcement des libertés publiques. La nouvelle feuille de route est claire : «Il faut être unis, aller sur de nouveaux thèmes et ne pas hésiter à prendre des risques», estime Nicolas Sarkozy, qui n'a pu s'empêcher en début de semaine de revenir sur le refus de sa secrétaire d'Etat Rama Yade d'être candidate : «Regardez, si elle avait accepté, elle serait devenue aujourd'hui une star de la politique européenne.»
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# Posté le lundi 15 juin 2009 07:15

Remaniement ministrielle

Remaniement ministrielle
D'après plusieurs infos un remaniement ministérielle devrait avoir lieux dans les deux prochaines semaine et théoriquement il devrait avoir parés le discours du président au congrès.
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# Posté le dimanche 14 juin 2009 04:58

Réformes

Réformes
Vue la victoire du gouvernement , Le président de la république peut et doit continué à réformé notre pays , pour qu'il puisse être encore plus fort .
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# Posté le mercredi 10 juin 2009 06:02