Le premier crématorium des Yvelines opérationnel en 2010

Le premier crématorium des Yvelines opérationnel en 2010
Jusqu'à présent, c'était très compliqué pour se faire incinérer dans les Yvelines. Tout simplement parce que le département n'avait pas ce genre d'équipement. Ainsi, les familles des défunts ayant souhaité être incinérés devaient choisir entre Evreux dans l'Eure, ou Saint-Ouen-l'Aumône, dans le Val-d'Oise.
Tout cela sera bientôt du passé puisque, dans quelques mois, la ville des Mureaux va être équipée d'un crématorium tout neuf, en plein coeur du quartier Nouvelle-France, aux Mureaux.
Alors que les travaux viennent à peine de commencer et que le chantier est bel et bien lancé, c'est avec un certain soulagement que la municipalité voit se refermer ce dossier. Après des recours déposés devant le tribunal administratif par des riverains, mais classés sans suite, c'est la préfecture qui avait mis son nez dans le dossier, en demandant à la commune d'être plus vigilante concernant les normes applicables à ce type d'infrastructure, notamment au niveau des filtres atténuant les rejets.

« Les normes que nous appliquons à ce projet sont celles de 2012 »

Pour avancer dans ce dossier, Ali Mohammad, adjoint à l'économie et au commerce, expliquait, il y a peu, avoir fait de cet établissement un exemple du genre : « Les normes que nous appliquons à ce projet, tant en termes de filtration qu'en termes d'architecture et d'intégration à l'environnement, sont celles prévues pour les crématoriums qui doivent voir le jour en 2012 ! »
Si les travaux avancent au rythme prévu, les riverains pourront voir la silhouette du crématorium dès la fin de l'année. Pour la gestion des lieux, la municipalité a opté pour une délégation de service public en confiant l'établissement au leader du secteur, la société Crématorium de France. Le coût total des travaux, soit environ 4 millions d' euros , est entièrement à la charge du prestataire, qui proposera le service de crémation aux alentours de 450 ¤ .
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 03:09

Les Mureaux : Elles se lançaient un bébé pour jouer

Les Mureaux : Elles se lançaient un bébé pour jouer
Deux jeunes filles de 17 et 19 ans et un jeune homme de 18 ans ont été déférés hier au parquet de Versailles. La justice leur reproche de s'être imposés au domicile d'une femme seule, de l'avoir menacée de mort, d'avoir dégradé son mobilier et surtout d'avoir exercé des violences sur son enfant de 14 mois, entre le 1er août et le 2 novembre aux Mureaux.

Mardi après-midi, Hanane, 25 ans, dépose plainte au commissariat. La jeune femme, influençable et vulnérable, raconte que depuis deux mois un groupe d'une dizaine de jeunes gens a pris l'habitude de venir chez elle, sans son consentement, pour fumer du cannabis. « Elle précise qu'un garçon a porté des coups de pied à son bébé », explique une source proche de l'affaire.

Vol de carte bancaire et mobilier dégradé

Elle accuse encore les squatteurs d'avoir mis le feu à ses meubles et d'avoir dégradé les sanitaires. De plus, ils lui auraient également volé sa carte bancaire et son portable. La police se rend dans la foulée rue Colette, au domicile de la victime, et arrête les deux meneurs, Alexandre et Marina, qui attendent devant la porte. Les jeunes gens sont placés en garde à vue.
Les forces de l'ordre demandent au médecin de l'unité médico-légale d'examiner le bébé. La petite Sophia présente des ecchymoses dans le dos. Mais surtout, le docteur voit des signes cliniques caractéristiques du bébé secoué et l'enfant est hospitalisée à Poissy. Fort heureusement, les examens ont permis d'établir que la petite ne souffrirait d'aucune séquelle.
Lors des premières auditions, le duo renvoie la responsabilité sur Leila, qui vit dans une cité voisine.
Elle est interpellée à son tour le lendemain. Lors d'une confrontation organisée avec la victime, Alexandre avoue qu'il a poussé l'enfant du pied, endommagé les meubles de l'appartement et menacé Hanane de mort. Mais il tente de minimiser la portée de ses actes en soulignant que « c'était pour rire ». Quant aux deux filles, elles expliquent qu'elles se lançaient le bébé, pensant que c'était un jeu.
Marina a été présentée hier après-midi à un juge des enfants. Alexandre et Leila devaient comparaître devant le tribunal correctionnel. Hanane a décidé de déménager en urgence. La petite Sophia va être placée car la justice estime que sa mère n'a pas la maturité nécessaire pour garantir sa sécurité.
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# Posté le vendredi 06 novembre 2009 06:59

Hortefeux suggère un couvre-feu pour les délinquants de moins de 13 ans

Hortefeux suggère un couvre-feu pour les délinquants de moins de 13 ans
C'est la nouvelle proposition du ministre de l'Intérieur pour tenter d'améliorer les statistiques en matière de délinquance, moins bonnes qu'espérées. Mardi soir, à Paris, Brice Hortefeux a «lancé l'idée d'un couvre-feu ciblé sur des mineurs délinquants» de moins de 13 ans.

Le ministre intervenait lors des «rencontres de Beauvau» organisées avec des élus de la majorité présidentielle.
«La part des mineurs (dans la délinquance) a augmenté de près de 5% en un an, pour atteindre 18%», a-t-il assuré, en ajoutant que cette délinquance des mineurs était également «de plus en plus violente, avec l'apparition d'armes blanches et d'armes létales». Elle est par ailleurs «de plus en plus jeune», a-t-il souligné.

Dans ces conditions, «je suis de plus en plus partisan d'une mesure qui aurait le mérite de la simplicité, de la lisibilité et de l'efficacité: qu'un jeune de moins de 13 ans qui aurait déjà commis un acte de délinquance ait une interdiction de sortie nocturne s'il n'est pas accompagné», a déclaré Brice Hortefeux.

«C'est donc bien l'idée d'un couvre-feu ciblé sur des mineurs délinquants que je lance ce soir», a poursuivi le ministre de l'Intérieur, ajoutant qu'il ne s'agissait «pas d'une décision, c'est une réflexion».

# Posté le mardi 03 novembre 2009 15:26

Régionales : l'UMP recule, le FN progresse

Régionales : l'UMP recule, le FN progresse
Le Front national réalise la plus forte progression dans l'enquête OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro-LCI sur les intentions de vote aux régionales que nous publions vendredi. Avec un score de 9 %, soit 3 points de mieux qu'en septembre, le parti de Jean-Marie Le Pen apparaît comme le principal bénéficiaire des «affaires» qui ont alimenté le débat politique ces dernières semaines. Les responsables de la majorité n'en seront pas surpris : ils savent que c'est dans l'électorat populaire que cette séquence, qui a commencé avec les protestations de Frédéric Mitterrand contre l'arrestation du cinéaste Roman Polan­ski et s'est poursuivie par le feuilleton de la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, a causé le plus de ravages.

Toutes les composantes de la majorité sont sanctionnées, puisque l'UMP perd deux points à 30 % et que le Nouveau Centre recule d'un point, de 4 % à 3 %. Autre forme d'expression de ce mécontentement : 28 % des per sonnes interrogées, soit 3 % de plus que le mois dernier, n'expriment pas d'intentions de vote.

Et ce ne sont pas les électeurs du PS qui se démobilisent, puisque le parti dirigé par Martine Aubry progresse de 2 points dans notre sondage. Du coup, il creuse l'écart avec les Verts et Europe Écologie, qui passent de 16 % à 15 % des intentions de vote. En juin, le PS et les écologistes étaient presque au coude-à-coude, les premiers étant crédités de 16,48 % des suffrages et les seconds de 16,18 %.

Le recul des écologistes est une bonne nouvelle pour les socialistes, qui craignent d'être dépassés au premier tour dans des régions comme l'Ile-de-France et Rhône-Alpes. Mais c'est un motif d'inquiétude supplémentaire pour la majorité, qui comptait sur les divisions à gauche pour compenser au deuxième tour le handicap constitué par l'absence de réserve de voix à droite.

L'impact des affaires

Le rapport gauche-droite s'établit à 42 % contre 33 %, alors qu'il était de 43 % contre 36 % le mois dernier. Les Verts ne sont pas les seuls à perdre des points. Le Front de gauche, qui rassemble le PCF et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, tombe de 8 % à 6 % des intentions de vote. Le MoDem passe, lui, de 7 % à 6 % des intentions de vote.

Ce tableau d'ensemble résume les tendances qui se sont dégagées au cours des dernières partielles. La plupart ont été remportées par la droite, mais de justesse, à cause de sa difficulté grandissante à mobiliser son électorat. La progression du FN multiplie le risque de triangulaires au second tour dans des régions stratégiques comme Provence-Alpes-Côte d'Azur (lire ci-dessous). En Alsace, où l'extrême droite est traditionnellement forte, une poussée du Front national pourrait menacer l'UMP, bien qu'elle soit sortante. Le même phénomène est susceptible de lui barrer la route de la victoire en Champagne-Ardenne, l'une des régions qu'elle estime être en mesure de reconquérir. La progression frontiste est également perceptible en Rhône-Alpes, où l'union entre l'UMP et les centristes ne suffit déjà pas à menacer la suprématie du président sortant Jean-Jack Queyranne.

Le Nouveau Centre, tenté de se distinguer de l'UMP au premier tour pour s'adresser à l'électorat traditionnel de l'UDF qui s'est détourné du MoDem, va sans doute être refroidi dans ses ardeurs par son score. À 3 % au premier tour, ses listes ne pourraient pas fusionner avec celles de l'UMP au second.

Une dernière donnée confirme l'impact des affaires : 47 % des personnes interrogées, soit 5 % de plus qu'en septembre, disent qu'elles se détermineront en fonction d'enjeux nationaux, contre 52 % qui affirment toujours privilégier dans leur vote les enjeux spécifiques à leur région. La majorité l'a d'ailleurs compris, puisque c'est sur le terrain de l'identité nationale, un thème qui transcende les préoccupations locales, qu'elle a choisi de lancer sa contre-offensive.
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# Posté le jeudi 29 octobre 2009 15:13

L'électorat paysan reste fidèle à Sarkozy

L'électorat paysan reste fidèle à Sarkozy
Le président présente, ce mardi dans le Jura, un plan d'urgence «massif» pour soutenir une filière en difficulté.

Le plan d'urgence «massif» en faveur des agriculteurs, que Nicolas Sarkozy doit annoncer à la mi-journée, suffira-t-il à calmer la grogne d'un des noyaux durs de l'électorat de droite ? C'est peu dire que le président de la République joue gros avec ce déplacement dans le Jura. Le chef de l'État visitera une ferme, à Rahon, puis des ateliers de fabrication de comté à Poligny, avant de prononcer un discours attendu de pied ferme par les exploitants agricoles revigorés par le succès de leurs dernières manifestations et dont le pouvoir de nuisance par des opérations spectaculaires peut ternir l'image de la majorité.

Sans attendre le discours de Nicolas Sarkozy, François Fillon, qui a rencontré des délégations d'agriculteurs en Lorraine et dans la Sarthe, a tiré le premier la sonnette d'alarme. Chef de file de la FNSEA, puissant syndicat agricole, Jean-Michel Lemétayer n'a pas hésité - fait rarissime - à critiquer Nicolas Sarkozy et son gouvernement. Le syndicaliste espère que les «décisions seront à la hauteur» car il faut, prévient-il, «redonner de l'espoir aux agriculteurs». Le chef de l'État ne doit donc pas rater son rendez-vous avec le monde paysan.
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# Posté le mardi 27 octobre 2009 02:47

Eric Besson ( Ministre de l'immigration) relance le débat sur l'identité nationale

Eric  Besson ( Ministre de l'immigration) relance le débat sur l'identité nationale
«On peut débattre sur l'opportunité de la loi (...) mais sur les principes il n'y a pas de débat : la burqa est inacceptable et contraire aux valeurs de l'identité nationale.» Quatre mois après la polémique sur le port du voile intégral en France, Eric Besson, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, a annoncé dimanche qu'il souhaitait ouvrir un «grand débat sur les valeurs de l'identité nationale, sur ce qu'est être Français aujourd'hui».
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Au micro du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, le ministre a indiqué que ce débat, lancé avec les parlementaires et les députés européens, pourrait durer deux mois et demi avant un «grand colloque de synthèse» fin janvier-début février. Eric Besson entend demander «aux préfets et aux sous-préfets d'organiser des réunions avec les forces vives de la Nation sur le thème de qu'est-ce qu'être Français, quelles sont les valeurs qui nous relient, quelle est la nature du lien qui fait que nous sommes français et que nous devons être fiers».

Chanter la Marseillaise au moins une fois par an

L'identité nationale avait été l'un des thèmes centraux de la campagne présidentielle en 2007. Comme Ségolène Royal à l'époque, l'ancien socialiste devenu ministre de Nicolas Sarkozy a regretté que l'on ne chante pas assez la Marseillaise en France. «Je pense par exemple qu'il serait bon - aux Etats-Unis c'est banal, en France ça reste parfois compliqué - que tous les jeunes Français aient une fois dans l'année l'occasion de chanter la Marseillaise», a-t-il expliqué.

Pour les adultes, Eric Besson a annoncé le lancement d'une expérimentation dans deux départements, le Rhône et les Bouches-du-Rhône, consistant à offrir à tout adulte «désireux de bénéficier d'une sorte d'instruction citoyenne» quatre séances de formation à l'instruction civique.

Les «retours groupés» d'Afghans se poursuivront

En matière d'immigration, le ministre a réaffirmé que les «retours groupés» d'Afghans vers leur pays d'origine, critiqués par les associations des droits de l'homme et la gauche, se poursuivraient : neuf, a-t-il dit, ont été reconduits depuis le début de l'année. «Je respecterai les objectifs qui m'ont été assignés», a t-il réaffirmé plus globalement, précisant que 21.000 personnes avaient été déjà reconduites sur un objectif de 27.000 pour l'année fixé par le président de la République.
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# Posté le lundi 26 octobre 2009 02:22

Jean Sarkozy renonce à la présidence de La Défense

Au coeur d'une violente polémique, le fils du chef de l'Etat a annoncé ce soir sur France 2 qu'il ne briguera pas la tête de l'établissement public d'aménagement de La Défense.

Jean Sarkozy renonce à l'Epad. Le fils du chef de l'Etat a mis un terme jeudi à quinze jours de polémique en annonçant lui-même son retrait de la course à la présidence de l'établissement public d'aménagement de La Défense à la veille de l'élection. «Je serai candidat au poste d'administrateur de l'Epad, mais si je suis élu je ne briguerai pas la présidence», a-t-il ainsi assuré sur France 2, arguant qu'il n'aurait pas voulu d'une «victoire entachée de soupçons».

«C'est ma décision», a-t-il expliqué à David Pujadas. «Est-ce que j'en ai parlé au président ? Non. Au père, oui», mais «c'est une décision que j'ai pris seul et que j'assume seul», a indiqué le jeune élu.

L'arrivée programmée de Jean Sarkozy à la tête du plus grand quartier d'affaires européen avait provoqué une vive émotion dans les milieux politiques, à gauche mais aussi à droite, ainsi que dans l'opinion publique.
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# Posté le jeudi 22 octobre 2009 15:06

Douillet élu député des Yvelines

Douillet élu député des Yvelines
L'ancien judoka David Douillet a été élu aujourd'hui député UMP de la 12e circonscription des Yvelines avec environ 52% des suffrages exprimés face à son concurrent socialiste, Frédérik Bernard.

Au premier tour, dimanche dernier, de cette élection législative partielle organisée à la suite de la déchéance de l'UMP Jacques Masdeu-Arus, le double champion olympique avait obtenu 44,2% des suffrages exprimés devant le candidat PS qui avait recueilli 21,9% des suffrages.
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# Posté le dimanche 18 octobre 2009 16:29

Une polémique pour rien !!!

Une polémique pour rien !!!
Benoît Hamon prend acte. Mais le porte-parole du Parti socialiste, qui avait été le premier à gauche à dénoncer les écrits de Frédéric Mitterrand, se dit pas convaincu par les explications du ministre de la Culture sur TF1 jeudi soir. «Dont acte, c'était une déclaration qui était attendue de la part d'un ministre qui a longtemps entretenu l'ambiguïté sur ce sujet dans les déclarations qu'il avait faites autour de son livre (La mauvaise vie, ndlr)», a-t-il déclaré sur RTL. Prié de dire si l'intéressé pouvait rester ministre, il a répondu : «Il peut sans doute le rester.»

>> A suivre, tout au long de la journée sur 20minutes.fr, les réactions de la classe politique aux déclarations de Frédéric Mitterrand.

«C'était au président de la République de s'expliquer»

Et Benoît Hamon de se lancer dans une analyse confuse: «Il a eu des déclarations extrêmement claires hier, c'est incontestable», mais Frédéric Mitterrand «s'est livré à un amalgame que je ne supporte pas: il a pris les mots scabreux de l'extrême droite, les a dénoncés, et y a quelque part un petit peu associé celles et ceux qui, eux, s'étaient exprimés contre l'exploitation sexuelle». Quoi qu'il en soit, selon lui, cette affaire «laissera des traces» et «c'était au président de la République de s'expliquer».

Finalement, Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional d'Ile-de-France et candidat à sa succession, se montre plus sévère, estimant ce vendredi sur Canal+ que Frédéric Mitterrand avait quand même «reconnu» avoir «pratiqué le tourisme sexuel». «Ce n'est pas à moi de demander la démission du ministre» mais «quand vous êtes un ministre, vous êtes un homme public et a priori le public attend que vous soyez, sur des terrains comme celui-là en particulier, irréprochable», a-t-il poursuivi. «La balle est dans le camp du gouvernement».

A droite, on se satisfait des explications données par le ministre. «Je l'ai trouvé émouvant et sincère», a jugé Jean-François Copé au micro de France Info ce vendredi matin. Selon le patron des députés UMP, Frédéric Mitterrand «a répondu à deux interrogations» essentielles: «Il a été très clair en condamnant la pédophilie et le tourisme sexuel.» Et de conclure: «Je crois qu'il a été convaincant».
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# Posté le mercredi 14 octobre 2009 16:10

Epad : malgré la polémique, Jean Sarkozy ira jusqu'au bout

Epad : malgré la polémique, Jean Sarkozy ira jusqu'au bout
«Je suis un élu comme les autres», a rappelé mardi soir le fils du chef de l'Etat, qui maintient sa candidature à la tête du quartier de la Défense. Mardi, le président a regretté que son fils soit jeté «en pâture».

Se présentant comme «un élu comme les autres», Jean Sarkozy, a maintenu lundi sa candidature à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (EPAD). Interrogé sur France-3 Ile-de-France pour savoir s'il irait jusqu'au bout, malgré la polémique, le fils du chef de l'Etat, qui est conseiller général des Hauts-de-Seine depuis deux ans, a répondu «bien sûr». «En aucun cas, il ne s'agit d'une nomination à la présidence de l'EPAD, mais bien d'une élection», a-t-il souligné. «Jamais depuis le début de mon parcours politique, je n'aurais été nommé. Je tire ma légitimité de l'élection et du suffrage universel».

«Je suis un élu comme les autres, quel que soit le nom que je porte, quel que soit l'âge qui est le mien, quelles que soient mes activités par ailleurs», a-t-il affirmé. «Les attaques et les critiques font partie du jeu politique. Je n'ai pas envie de me plaindre, j'ai envie d'agir», a expliqué le conseiller général en réfutant les accusations de favoritisme.

«Est-ce-que vous pensez que je me suis tourné les pouces depuis deux ans ? Depuis deux ans, je travaille 12 heures par jour, j'anime des permanences, je suis à la fois sur le terrain et sur le fond», a-t-il dit, citant en exemple son travail au sein de la commission des transports. «C'est sur les actes et sur le fond que je demanderai à être jugé et je rendrai des comptes sur ce que j'aurai réalisé, si les gens me font confiance pour prendre la présidence de la Défense», a-t-il conclu.

Le président et le premier ministre à la rescousse

Mardi, face à la controverse grandissante qui vise son fils, le chef de l'Etat est monté au créneau. «Tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, c'est jamais bien», a ainsi lancé Nicolas Sarkozy, à l'issue de son discours sur l'éducation à l'Elysée.

«Hier, vous étiez passionné par quelle polémique? Celle de Frédéric Mitterrand. Très bien, ça c'est normal, vous suivez les polémiques, parfois vous les précédez et moi je dois suivre les réformes et résoudre les problèmes», a-t-il lancé aux journalistes. Sur le fond, les proches du président ont répondu aux accusations de «népotisme», en arguant que le jeune homme, âgé de 23 ans, n'avait pas «moins de droits» parce qu'il est le fils cadet du chef de l'Etat.

Même le premier ministre, François Fillon, est intervenu mardi matin, en assurant sur RTL que le jeune homme était tout à fait légitime, à ses yeux, pour assumer de telles fonctions. «C'est une élection, c'est une compétition, et il n'y a pas lieu d'en faire une polémique».

Luc Chatel évoque «une chasse à l'homme»

«C'est un homme politique comme les autres, ce n'est pas parce qu'il est le fils du président de la République qu'il en a moins», a aussi réagi le conseiller spécial du président, Henri Guaino. Un argument repris par le porte-parole du gouvernement Luc Chatel qui s'est dit «extrêmement choqué» par cette polémique, évoquant même «une chasse à l'homme».

La présidente du Medef, Laurence Parisot, s'est également dit «stupéfaite» par la polémique. «Je trouve formidable que quelqu'un de jeune, d'engagé, puisse avoir l'ambition de diriger un établissement public de cette nature», a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.

Dans l'après-midi, c'est le secrétaire d'Etat au logement et à l'urbanisme, Benoist Apparu, qui a défendu le fils du chef de l'Etat à l'Assemblée, sous les huées des députés socialistes. Jean Sarkozy a «une double légitimité. Il a été élu au suffrage universel et par ses pairs au conseil général des Hauts-de-Seine. (...) Alors considérez les gens sur leurs actes, et non sur leur acte de naissance», a-t-il expliqué, en réponse à une question de la député socialiste Michèle Delaunay.

«Problème de ressources humaines dans les Hauts-de-Seine !»

Pour autant, l'incendie politique semble difficile à éteindre. Il commence même à gagner du terrain dans les rangs de la majorité. En témoigne cette scène surréaliste mardi midi à l'Assemblée, lors de la réunion hebdomadaire du groupe UMP : les députés Pierre Cardo (Yvelines) et René Couanau (Manche) ont violemment critiqué l'affaire Jean Sarkozy.

Extraits. «Au premier tour, on a déjà eu des attaques sur la taxe carbone et sur les affaires de quelques membres du gouvernement, et maintenant, pour le second tour, on a l'affaire de l'Epad !» a déclaré le premier sous un tonnerre d'applaudissements. «On entend en circonscription des parents dont les enfants ne trouvent pas de stages...», a surenchéri le second. Avant d'ajouter : «Il y un problème de ressources humaines dans les Hauts-de-Seine !»

De son côté, le Parti socialiste déplore une «nouvelle traduction d'une conception monarchique du pouvoir», et demande à Nicolas Sarkozy et à l'UMP «d'abandonner ce projet funeste qui fait déjà de la France la risée des démocraties». La première secrétaire du PS, Martine Aubry, dénonce «la poursuite de la prise en main par l'UMP de l'ensemble de la région Ile-de-France». «On est en train de prendre les pouvoirs les uns après les autre: la justice, les médias, et aujourd'hui les collectivités locales».

# Posté le mercredi 14 octobre 2009 15:54